QCM SST gratuit 2026 : 100 questions corrigées pour réviser le SST (formation initiale et MAC)
Vous préparez la formation initiale SST (14 h) ou votre MAC (7 h tous les 24 mois) ? Voici 100 questions corrigées classées en 5 thèmes officiels du référentiel INRS ED 7000, avec corrigé immédiat. Le tout est aligné sur le canevas PEAS (Protéger, Examiner, Faire alerter, Secourir).
Cliquez sur Imprimer / Télécharger en PDF en haut de la page pour avoir une version papier ou un PDF à conserver. Chaque question est suivie de sa réponse et d'une explication courte qui cite la source officielle (INRS, ERC, Code du travail).
Pour un quiz interactif chronométré avec score, allez sur notre hub Quiz SST. Pour le MAC spécifiquement, voyez aussi notre article MAC SST. Pour la différence avec le PSC (ex-PSC1), voyez SST vs PSC.
Bonne révision : passez les 100 questions en 60-90 minutes. Si vous échouez sur une, c'est un point à revoir avec votre formateur SST.
Thème 1 : Protéger (PEAS étape 1), éviter le sur-accident
20 questions sur la première étape du canevas SST INRS. Sécurisation de la scène, suppression du danger persistant, EPI sauveteur, balisage, gestion des dangers spécifiques (électrique, chimique, gaz, espace confiné, voie publique).
Q1. Quel acronyme résume le plan d'action SST ?
- A. PEAS (Protéger, Examiner, faire Alerter, Secourir)
- B. ABCDE (Airway, Breathing, Circulation, Disability, Exposure)
- C. SAMU (Sauvegarder, Alerter, Mobiliser, Urgence)
- D. RIA (Reconnaître, Intervenir, Alerter)
Réponse : A. Le canevas SST INRS est PEAS. Protéger en premier, Examiner la victime, Faire alerter les secours, puis Secourir.
Q2. Vous arrivez sur un accident dans un atelier. Quelle est votre priorité absolue avant de vous approcher de la victime ?
- A. Téléphoner immédiatement aux secours
- B. Identifier les dangers persistants pour ne pas être vous-même victime
- C. Faire évacuer tout l'atelier
- D. Remplir le formulaire d'accident du travail
Réponse : B. La protection (étape P) consiste d'abord à identifier les dangers persistants. Un sauveteur blessé est un sauveteur de moins.
Q3. Qu'est-ce qu'un sur-accident ?
- A. Un accident très grave avec plusieurs victimes
- B. Un accident additionnel survenant après le premier (par défaut de protection)
- C. Un accident répété au même poste de travail
- D. Un accident hors temps de travail
Réponse : B. Le sur-accident est un accident additionnel survenant après le premier, généralement par défaut de protection ou de balisage.
Q4. Une victime est en contact avec un câble électrique sous tension. Que faites-vous ?
- A. Vous tirez la victime par les vêtements
- B. Vous utilisez un balai en bois pour repousser le câble
- C. Vous coupez l'alimentation au tableau avant tout contact
- D. Vous attendez les pompiers sans rien faire
Réponse : C. Couper l'alimentation au tableau électrique est la priorité absolue. Sinon, le sauveteur risque l'électrisation.
Q5. Vous suspectez une fuite de gaz dans un local. Que faites-vous ?
- A. Vous allumez la lumière pour y voir clair
- B. Vous ouvrez les fenêtres et coupez l'arrivée de gaz sans actionner d'interrupteur
- C. Vous appelez immédiatement la victime au téléphone
- D. Vous frottez une allumette pour sentir la fuite
Réponse : B. Ouvrir les fenêtres pour ventiler, couper l'arrivée de gaz, ne pas actionner d'interrupteur électrique (étincelle = explosion). Évacuer puis alerter.
Q6. À quelle distance minimum placez-vous le triangle de présignalisation hors autoroute ?
- A. 10 mètres
- B. 30 mètres
- C. 100 mètres
- D. 200 mètres
Réponse : B. Le Code de la route impose au minimum 30 mètres en amont de l'obstacle hors autoroute (article R416-19). Sur autoroute, plus de 100-150 mètres.
Q7. Lors d'un balisage sur la voie publique, quel équipement de protection est essentiel ?
- A. Un casque de chantier
- B. Un gilet haute visibilité
- C. Des chaussures de sécurité
- D. Des gants en latex
Réponse : B. Le gilet haute visibilité (norme EN ISO 20471) est indispensable pour être vu des automobilistes. Il doit être porté avant toute action sur la chaussée.
Q8. Vous trouvez un collègue inanimé sous un échafaudage instable. Que faites-vous en premier ?
- A. Vous extraire la victime immédiatement
- B. Vous éloigner les témoins et faire alerter sans approcher l'échafaudage
- C. Vous renforcer l'échafaudage seul
- D. Vous photographier la scène pour le rapport
Réponse : B. Tant que l'échafaudage menace de s'effondrer, approcher serait dangereux. Éloigner les témoins, faire alerter, attendre les secours équipés.
Q9. Un opérateur reçoit une projection de produit chimique aux yeux. Quelle est la première action ?
- A. Lire la fiche de données de sécurité (FDS)
- B. Rincer les yeux abondamment à l'eau claire pendant au moins 15 minutes
- C. Appliquer un pansement
- D. Faire boire de l'eau à la victime
Réponse : B. Le rinçage à l'eau claire pendant au moins 15 minutes est la conduite immédiate. La FDS sera consultée en parallèle pour le suivi médical.
Q10. Une victime est inconsciente au fond d'une cuve. Que faites-vous ?
- A. Vous descendez immédiatement la chercher
- B. Vous demandez à un autre salarié de descendre pendant que vous appelez
- C. Vous faites alerter les secours spécialisés et n'entrez sous aucun prétexte sans appareil respiratoire
- D. Vous lui jetez une corde
Réponse : C. La majorité des décès en espace confiné concernent les sauveteurs improvisés. Faire alerter les secours équipés (pompiers GRIMP), ne pas entrer.
Q11. Un début d'incendie se déclare dans un bureau. Quelle est la priorité ?
- A. Tenter d'éteindre seul avec un extincteur quel que soit le type de feu
- B. Donner l'alarme et faire évacuer, puis utiliser un extincteur adapté si maîtrisable
- C. Téléphoner à votre famille
- D. Photographier le feu pour l'assurance
Réponse : B. La séquence est : alarme + évacuation + extincteur adapté si le feu est petit et maîtrisable. Sinon, évacuer et fermer la porte.
Q12. Qui doit-on évacuer en premier en cas d'incendie ?
- A. Les biens matériels les plus précieux
- B. Les personnes en situation de handicap et les visiteurs
- C. Le directeur uniquement
- D. Personne, on attend les pompiers
Réponse : B. Les personnes vulnérables (handicap, mobilité réduite, visiteurs sans repère) sont la priorité d'évacuation, accompagnées par un guide-file.
Q13. Après un accident, peut-on poursuivre la production sur le poste concerné ?
- A. Oui, immédiatement
- B. Non, jusqu'à analyse du poste et autorisation de l'encadrement
- C. Oui, en demandant à un autre salarié
- D. Selon l'humeur du chef d'équipe
Réponse : B. Le poste est isolé jusqu'à analyse de l'accident (arbre des causes) et autorisation de l'encadrement. Pas de reprise sans correction.
Q14. Le SST est-il forcément le premier témoin d'un accident ?
- A. Oui, c'est sa mission
- B. Non, le SST intervient s'il est témoin ou alerté, sans obligation d'être présent
- C. Oui, pendant ses horaires uniquement
- D. Le SST n'intervient jamais en personne
Réponse : B. Le SST intervient s'il est témoin ou alerté. Il n'a pas d'obligation d'omniprésence. Tout salarié peut faire alerter.
Q15. Faut-il déplacer la victime pour la mettre en sécurité ?
- A. Oui, toujours et le plus vite possible
- B. Non, sauf si elle est exposée à un danger imminent et inévitable
- C. Oui, en lui demandant son accord
- D. Seulement après l'arrivée des secours
Réponse : B. La victime n'est déplacée qu'en cas de danger imminent (incendie, asphyxie, noyade). Sinon, on protège autour d'elle.
Q16. Sur la voie publique, comment sécurisez-vous la zone ?
- A. En créant un cercle visible avec gilet, balisage et témoins
- B. En attendant que les automobilistes ralentissent
- C. En klaxonnant pour avertir
- D. En vous tenant au milieu de la voie
Réponse : A. Gilet haute visibilité, balisage à distance suffisante, témoins éloignés de la zone à risque. Ne pas se mettre soi-même en danger.
Q17. Vous arrivez sur une scène de risque inconnu (poudre, liquide, fumée). Que faites-vous ?
- A. Vous goûtez ou sentez pour identifier
- B. Vous restez à distance et faites alerter en décrivant le risque
- C. Vous prenez des photos rapprochées
- D. Vous tentez d'éponger
Réponse : B. Ne jamais s'exposer à un risque inconnu. Distance de sécurité, alerte des secours équipés (pompiers GRIMP, équipe NRBC), description précise.
Q18. La victime est blessée par une machine en marche. Que faites-vous ?
- A. Vous laissez la machine tourner pour ne pas modifier la scène
- B. Vous arrêtez la machine en sécurité (arrêt d'urgence) et la consignez
- C. Vous filmez la scène pour le rapport
- D. Vous attendez l'enquêteur INRS
Réponse : B. Couper la machine via l'arrêt d'urgence puis la consigner (séparation, condamnation). Le SST agit pour supprimer le danger persistant.
Q19. Vous trouvez deux victimes dans une zone de risque. Comment hiérarchisez-vous ?
- A. Vous prenez la plus proche
- B. Vous appliquez un tri sur le critère de gravité (urgences vitales d'abord)
- C. Vous laissez les pompiers décider
- D. Vous prenez les deux ensemble
Réponse : B. Le tri SST consiste à identifier d'abord la victime en urgence vitale (saignement abondant, étouffement, inconscience). Faire alerter en signalant le nombre.
Q20. Le SST peut-il refuser d'intervenir ?
- A. Non, il a une obligation absolue
- B. Oui, s'il s'estime en danger immédiat ou hors de ses compétences
- C. Oui, s'il n'est pas payé
- D. Non, sous peine de licenciement
Réponse : B. Le SST n'a pas d'obligation d'intervention au péril de sa vie. Il doit faire alerter et protéger même s'il ne peut pas intervenir directement (article 122-7 du Code pénal).
Thème 2 : Examiner, reconnaître les détresses dans le bon ordre
20 questions sur l'examen primaire SST selon le référentiel INRS ED 7000. Ordre saignement abondant puis étouffement puis conscience puis respiration. Reconnaissance des gasps, durée du contrôle de respiration, bilans, position d'attente, tri.
Q21. Selon le référentiel INRS ED 7000, dans quel ordre l'examen primaire SST recherche-t-il les détresses ?
- A. Conscience, respiration, hémorragie
- B. Saignement abondant, étouffement, conscience, respiration
- C. Pouls, tension artérielle, respiration
- D. Respiration, conscience, saignement
Réponse : B. L'ordre officiel INRS est saignement abondant, étouffement, conscience, respiration. Les saignements abondants tuent en quelques minutes.
Q22. Comment vérifie-t-on qu'une victime adulte est inconsciente ?
- A. En testant son réflexe pupillaire
- B. En lui parlant et en lui secouant doucement les épaules : aucune réponse
- C. En vérifiant son pouls carotidien
- D. En mesurant sa température
Réponse : B. Stimulation verbale et tactile sans aucune réponse = inconscience. Le pouls n'est plus un critère retenu pour le grand public PSC/SST.
Q23. Le SST doit-il prendre le pouls pour confirmer un arrêt cardiaque ?
- A. Oui, le pouls carotidien est obligatoire
- B. Non, il s'appuie sur l'absence de réponse + absence de respiration normale
- C. Oui, le pouls fémoral
- D. Le pouls doit être pris pendant 30 secondes
Réponse : B. La prise de pouls n'est plus enseignée au grand public ni au SST : trop d'erreurs d'interprétation. Inconscience + absence de respiration normale = arrêt cardiaque.
Q24. Pendant combien de temps maximum vérifie-t-on la respiration d'une victime inconsciente ?
- A. 5 secondes
- B. 10 secondes
- C. 30 secondes
- D. 1 minute
Réponse : B. 10 secondes maximum (regarder le thorax, écouter, sentir le souffle). Au-delà, on perd un temps précieux si la respiration est absente.
Q25. Une victime inconsciente fait des gasps (respirations bruyantes irrégulières). C'est :
- A. Une respiration normale, on met en PLS
- B. Une respiration agonique, signe d'arrêt cardiaque, on débute la RCP
- C. Un signe de réveil, on attend
- D. Un signe d'asthme, on donne du Ventoline
Réponse : B. Les gasps sont une respiration agonique (mouvements lents, bruyants, inefficaces) et signent un arrêt cardiaque. RCP immédiate.
Q26. Comment reconnaître un saignement abondant ?
- A. Une plaie qui pique
- B. Un saignement qui imbibe une compresse en quelques secondes ou ne s'arrête pas
- C. Une rougeur cutanée
- D. Un bleu après choc
Réponse : B. Saignement abondant = imbibition rapide d'une compresse, écoulement continu, qui ne cesse pas spontanément. Compression directe immédiate.
Q27. Comment reconnaître un étouffement total ?
- A. La victime tousse fortement
- B. La victime ne peut plus parler ni tousser, signe en main devant la gorge
- C. La victime crie
- D. La victime éternue
Réponse : B. Étouffement total = obstruction complète des voies aériennes. Signe universel main à la gorge. Intervention immédiate (claques + Heimlich).
Q28. Une victime tousse efficacement après avoir avalé de travers. Que faites-vous ?
- A. Vous donnez 5 claques dans le dos
- B. Vous l'encouragez à tousser et surveillez sans intervenir
- C. Vous faites Heimlich
- D. Vous lui faites boire de l'eau
Réponse : B. Tant que la toux est efficace (obstruction partielle), encourager + surveiller. La toux est plus efficace que toute manœuvre.
Q29. Le bilan circonstanciel consiste à :
- A. Mesurer la tension artérielle
- B. Identifier les circonstances (qui, quoi, où, quand, comment) et le mécanisme
- C. Faire l'analyse des causes
- D. Remplir le CERFA AT
Réponse : B. Le bilan circonstanciel précède l'examen primaire. Recueil rapide du contexte (chute, électrisation, malaise) qui oriente la conduite à tenir.
Q30. Dans quel cas met-on une victime en PLS ?
- A. Toute victime inconsciente, systématiquement
- B. Une victime inconsciente qui RESPIRE normalement
- C. Une victime consciente qui saigne
- D. Une victime en arrêt cardiaque
Réponse : B. La PLS est réservée aux victimes inconscientes qui respirent. Inconsciente sans respiration = RCP, pas PLS.
Q31. Une victime saigne du nez après une chute. Quelle est la conduite ?
- A. La pencher en arrière
- B. La faire asseoir tête penchée en avant, comprimer la narine 10 minutes
- C. Lui faire avaler le sang
- D. Lui mettre des cotons dans le nez sans compresser
Réponse : B. Position assise tête en avant (et non en arrière, ce qui ferait avaler le sang). Compression bidigitale 10 minutes sans relâcher.
Q32. Le SST utilise-t-il l'échelle de Glasgow ?
- A. Oui, systématiquement
- B. Non, le SST évalue conscient/inconscient en 2 catégories simples
- C. Seulement chez l'enfant
- D. Seulement après formation médicale
Réponse : B. Le SST évalue simplement conscient (répond) ou inconscient (ne répond pas). Le Glasgow est pour les équipiers PSE et le médical.
Q33. Quels signes recherchez-vous pour évaluer la respiration ?
- A. La couleur des cheveux
- B. La fréquence, l'amplitude, le bruit, les signes de tirage
- C. Uniquement la fréquence
- D. Le pouls périphérique
Réponse : B. Fréquence (12-20/min adulte), amplitude (superficielle/profonde), bruit (sibilance, ronflement), tirage (rétractions intercostales).
Q34. Comment évaluer la circulation au niveau SST ?
- A. Tension artérielle au tensiomètre
- B. Pâleur, sueurs, marbrures, agitation, soif
- C. Pouls radial pendant 1 minute
- D. ECG portable
Réponse : B. Au niveau SST, on évalue les signes cliniques : pâleur, sueurs, marbrures, agitation, soif (signes de choc). Pas de prise de tension.
Q35. Quels signes neurologiques évalue le SST ?
- A. Conscience, mouvement spontané, plainte, paroles cohérentes
- B. Réflexes ostéo-tendineux
- C. Babinski
- D. EEG
Réponse : A. Le SST observe : conscience, capacité à parler, mouvements spontanés (faiblesse d'un côté = AVC ?), comportement. Pas de tests médicaux.
Q36. Devez-vous découvrir la victime pour l'examiner ?
- A. Oui, complètement et systématiquement
- B. Seulement si nécessaire pour rechercher un saignement caché ou évaluer une lésion
- C. Jamais, c'est intrusif
- D. Seulement si la victime le demande
Réponse : B. Découvrir uniquement si nécessaire (saignement caché sous vêtement, brûlure étendue) en respectant la pudeur autant que possible.
Q37. Face à plusieurs victimes, par laquelle commencer ?
- A. La plus jeune
- B. La plus âgée
- C. Celle qui présente une urgence vitale identifiée (saignement abondant, étouffement, inconscience)
- D. Celle qui crie le plus
Réponse : C. Tri par gravité : urgence vitale d'abord. Une victime qui crie respire et est consciente, donc moins prioritaire qu'une victime silencieuse en arrêt.
Q38. À quelle fréquence réévaluez-vous l'état de la victime pendant l'attente des secours ?
- A. Une seule fois au début
- B. En continu, en surveillant respiration, conscience et coloration
- C. Toutes les 30 minutes
- D. À l'arrivée des secours
Réponse : B. Surveillance continue : la respiration peut s'arrêter à tout moment. Toute aggravation impose une nouvelle conduite.
Q39. Quelle position d'attente pour une victime consciente avec douleur abdominale ?
- A. Debout
- B. Allongée jambes pliées (demi-assise jambes fléchies)
- C. Assise droite
- D. Sur le ventre
Réponse : B. Allongée demi-assise jambes fléchies relâche la paroi abdominale et soulage la douleur. Position d'attente standard pour douleur ou plaie abdominale.
Q40. Pouvez-vous examiner la victime pendant que vous faites alerter ?
- A. Non, il faut alerter d'abord en silence
- B. Oui, en parallèle, surtout si vous déléguez l'alerte à un témoin
- C. Oui, mais uniquement après l'alerte complète
- D. Non, c'est interdit
Réponse : B. Examen et alerte sont parallèles. Le SST examine pendant qu'un témoin appelle. Avoir le 15/18 en haut-parleur permet de transmettre les informations en direct.
Thème 3 : Faire alerter, numéros, message, délégation
20 questions sur la 3e étape du canevas SST. Numéros d'urgence (15, 17, 18, 112, 114, 116 117), contenu structuré du message d'alerte, principe de délégation à un témoin, protocole interne entreprise, particularités SMS et téléphone bloqué.
Q41. Quel numéro pour une urgence médicale (malaise, AVC, douleur thoracique) ?
- A. 17
- B. 18
- C. 15
- D. 112
Réponse : C. Le 15 est le SAMU, dédié aux urgences médicales et à la régulation médicale. Pour un problème médical, c'est le numéro de référence.
Q42. Quel numéro pour un incendie, un accident de la route ou un secours d'urgence ?
- A. 15
- B. 17
- C. 18
- D. 116 117
Réponse : C. Le 18 est le numéro des sapeurs-pompiers, pour les secours opérationnels (incendie, accident, secours à personne).
Q43. Quel numéro pour signaler une agression ?
- A. 17
- B. 18
- C. 15
- D. 114
Réponse : A. Le 17 est la police-secours / gendarmerie, pour les troubles à l'ordre public.
Q44. Quel numéro fonctionne dans toute l'Union européenne ?
- A. 15
- B. 18
- C. 112
- D. 911
Réponse : C. Le 112 est le numéro d'urgence européen unique. Il fonctionne dans tous les pays de l'UE et redirige vers le service compétent local.
Q45. À quoi sert le 114 ?
- A. Aux pharmacies de garde
- B. Aux personnes sourdes ou malentendantes (par SMS, fax, visiophonie)
- C. Aux médecins traitants
- D. Au transport sanitaire
Réponse : B. Le 114 est le numéro d'urgence accessible aux personnes sourdes ou malentendantes. On peut alerter par SMS, fax ou visiophonie.
Q46. À quoi sert le 116 117 ?
- A. À la médecine de garde (soins non urgents en dehors des heures d'ouverture)
- B. Aux urgences pédiatriques
- C. À la PMI
- D. À la pharmacie
Réponse : A. Le 116 117 est le numéro de la médecine de garde, pour les soins non urgents quand votre médecin traitant n'est pas joignable.
Q47. Que doit contenir le message d'alerte aux secours ?
- A. Le nom du SST
- B. Qui appelle, où l'accident, quoi (nature de l'accident), nombre et état des victimes, gestes en cours
- C. Uniquement le numéro de téléphone
- D. Le diagnostic médical
Réponse : B. Message structuré : qui (votre identité), où (adresse précise), quoi (nature de l'accident), combien et état des victimes, gestes effectués.
Q48. Pourquoi la localisation précise est-elle critique ?
- A. Pour facturer la victime
- B. Pour que les secours arrivent rapidement et avec le bon matériel
- C. Pour la statistique
- D. Pour le rapport d'enquête
Réponse : B. Une mauvaise localisation = retard d'arrivée des secours = perte de chances pour la victime. Adresse précise + repères + numéro de bâtiment/étage.
Q49. Quel détail sur la victime est le plus important à transmettre ?
- A. Sa profession
- B. Son état (consciente/inconsciente, respire/ne respire pas, saigne/ne saigne pas)
- C. Sa nationalité
- D. Sa religion
Réponse : B. Les secours adaptent leur engin et leur médicalisation selon l'état initial transmis. Conscience, respiration, saignement et gestes en cours.
Q50. Pourquoi le canevas SST dit "Faire alerter" et non "Alerter" ?
- A. Parce que c'est plus poli
- B. Parce qu'on délègue l'alerte à un témoin pour rester auprès de la victime
- C. Parce que le SST n'a pas de téléphone
- D. C'est une convention administrative
Réponse : B. Faire alerter signifie déléguer l'alerte à un témoin pour rester auprès de la victime et exécuter les gestes (compression, RCP). Le sauveteur ne quitte pas la victime.
Q51. Quand le SST peut-il quitter la victime pour alerter ?
- A. Jamais
- B. S'il est seul, sans aucun témoin et sans téléphone à portée, pour aller chercher de l'aide
- C. À tout moment
- D. Quand la victime est consciente
Réponse : B. Quitter la victime est exceptionnel : seulement seul, sans téléphone, et idéalement après avoir débuté les gestes essentiels.
Q52. Pourquoi mettre l'appel en haut-parleur ?
- A. Pour que les témoins entendent
- B. Pour pouvoir continuer les gestes (compression, RCP, surveillance) tout en parlant aux secours
- C. Pour enregistrer la conversation
- D. C'est obligatoire pour le 15
Réponse : B. Le haut-parleur permet au SST de garder les mains libres pour les gestes (RCP, compression d'hémorragie) tout en transmettant les informations.
Q53. Pour une douleur thoracique brutale, qui appeler ?
- A. Le 15 (SAMU)
- B. Le 17 (police)
- C. Le 18 (pompiers)
- D. Le médecin traitant
Réponse : A. Toute urgence médicale (douleur thoracique = suspicion d'infarctus) relève du 15. Si le 15 estime qu'un transport rapide est nécessaire, il déclenche les pompiers.
Q54. Comment alerter pour plusieurs victimes ?
- A. Faire un appel par victime
- B. Un seul appel en précisant le nombre et l'état de chacune
- C. Appeler le 15 pour chacune
- D. Appeler le 18 puis le 15 puis le 17
Réponse : B. Un seul appel suffit : nombre de victimes et état de chacune. Le régulateur dimensionne les moyens en conséquence.
Q55. Faut-il appeler les pompiers (18/112) ou d'abord l'accueil de l'entreprise ?
- A. Toujours les pompiers en premier
- B. Selon le protocole interne : souvent l'accueil/standard puis 18, OU directement 18 si gravité
- C. L'accueil uniquement
- D. Le médecin du travail
Réponse : B. Beaucoup d'entreprises imposent une alerte interne en parallèle (accueil ou agent de sécurité) pour ouvrir les portes aux secours et évacuer la zone. Le SST suit le protocole interne.
Q56. À qui déléguer l'alerte si vous êtes plusieurs ?
- A. À la victime elle-même
- B. À un témoin clairement désigné par son nom ou un détail (la dame en rouge, vous monsieur)
- C. À tout le monde en même temps
- D. À personne, on attend
Réponse : B. Désigner précisément le témoin (par nom ou détail vestimentaire) pour éviter la diffusion de responsabilité (tout le monde appelle = personne n'appelle).
Q57. Faut-il raccrocher dès qu'on a transmis le message ?
- A. Oui, pour libérer la ligne
- B. Non, on attend la confirmation et les instructions du régulateur
- C. Selon l'envie
- D. Après 30 secondes
Réponse : B. Le régulateur peut demander des précisions ou guider le SST (instructions de RCP par exemple). Ne jamais raccrocher avant son accord.
Q58. Comment alerter en SMS si on ne peut pas parler (sourd, agression silencieuse, gaz toxique) ?
- A. SMS au 18
- B. SMS au 114
- C. SMS au 15
- D. SMS au 17
Réponse : B. Le 114 reçoit des SMS, fax et visiophonie. Disponible pour les personnes sourdes mais aussi en cas de situation où on ne peut pas parler.
Q59. Le 112 fonctionne-t-il en dehors d'Europe ?
- A. Non, uniquement en France
- B. Oui, dans toute l'UE et plusieurs autres pays
- C. Uniquement en Allemagne
- D. Uniquement aux États-Unis
Réponse : B. Le 112 est l'urgence européenne et est aussi reconnu dans plusieurs pays hors UE (Suisse, Norvège). Aux USA, c'est le 911.
Q60. Le 112 fonctionne-t-il sur un téléphone verrouillé ou sans carte SIM ?
- A. Non
- B. Oui, c'est conçu pour fonctionner même sans déverrouillage ni SIM (signal réseau requis)
- C. Uniquement avec un forfait actif
- D. Seulement la nuit
Réponse : B. Le 112 (et le 911) sont accessibles sans déverrouillage et sans carte SIM, tant qu'un signal réseau est disponible.
Thème 4 : Secourir RCP, DAE, hémorragies, plaies
20 questions sur les gestes de secours fondamentaux. RCP adulte (fréquence, profondeur, ratio), utilisation du DAE (analyse, électrodes, contre-indications), hémorragies (compression, garrot, plaies graves), plaies particulières (thorax, abdomen, œil).
Q61. Quelle fréquence de compressions thoraciques chez l'adulte ?
- A. 60 à 80 par minute
- B. 100 à 120 par minute
- C. 140 à 160 par minute
- D. 80 à 100 par minute
Réponse : B. 100-120 par minute (recommandations ERC, référentiel SST). Trop lent = pas assez de débit ; trop rapide = compressions superficielles.
Q62. Quelle profondeur de compression chez l'adulte ?
- A. 2 à 3 cm
- B. 5 à 6 cm
- C. 7 à 8 cm
- D. 1 cm
Réponse : B. 5-6 cm (au moins 5, sans dépasser 6 cm). Profondeur insuffisante = pas de débit ; trop profond = fractures sans bénéfice.
Q63. Quel est le ratio compression/insufflation chez l'adulte (sauveteur grand public) ?
- A. 30:2
- B. 15:2
- C. 10:1
- D. 5:1
Réponse : A. 30 compressions pour 2 insufflations chez l'adulte. Le ratio 15:2 est utilisé par les secouristes pro PSE en pédiatrie.
Q64. Si vous ne savez pas faire les insufflations, que faites-vous ?
- A. Rien, vous attendez
- B. Vous faites des compressions seules en continu (hands-only CPR)
- C. Vous tentez les insufflations à l'aveugle
- D. Vous laissez la victime
Réponse : B. La RCP avec compressions seules (hands-only) est acceptable et largement préférable à ne rien faire. Recommandation ERC.
Q65. Sur quelle surface effectuer la RCP ?
- A. Sur un matelas
- B. Sur une surface plane et dure (sol, planche)
- C. Sur un canapé
- D. Sur un trampoline
Réponse : B. Surface plane et DURE pour que les compressions soient efficaces. Sur matelas, l'énergie est absorbée et la compression devient inefficace.
Q66. Que doit faire le sauveteur pendant que le DAE analyse ?
- A. Continuer les compressions
- B. S'écarter et s'assurer que personne ne touche la victime
- C. Vérifier le pouls
- D. Ouvrir la bouche de la victime
Réponse : B. Pendant l'analyse (et le choc), personne ne doit toucher la victime. Tout contact perturbe la lecture du rythme.
Q67. Où placer les électrodes du DAE chez l'adulte ?
- A. Sur le ventre
- B. Sous la clavicule droite et sur le côté gauche du thorax (antéro-latérale / sterno-apicale)
- C. Sur les épaules
- D. Sur le dos uniquement
Réponse : B. Pose antéro-latérale (ou sterno-apicale) : électrode 1 sous la clavicule droite, électrode 2 sur le flanc gauche sous l'aisselle.
Q68. Pour quels enfants utiliser des électrodes pédiatriques ?
- A. Tous les enfants jusqu'à 15 ans
- B. Les enfants de moins de 8 ans (ou moins de 25 kg) idéalement
- C. Tous les âges sans distinction
- D. Uniquement les nourrissons
Réponse : B. Pédiatriques < 8 ans / < 25 kg de préférence. À défaut, électrodes adultes en évitant qu'elles ne se touchent (pose antéro-postérieure si besoin).
Q69. La victime porte un pacemaker visible sous la peau. Comment poser les électrodes ?
- A. Directement sur le pacemaker
- B. À au moins 8 cm du pacemaker
- C. Sur le côté droit uniquement
- D. On ne pose pas le DAE
Réponse : B. Décaler l'électrode d'au moins 8 cm du pacemaker pour que l'analyse soit fiable. Le DAE peut être utilisé.
Q70. La victime a un patch de trinitrine sur le thorax. Que faites-vous ?
- A. Vous laissez le patch
- B. Vous retirez le patch (avec un chiffon, sans contact direct) puis essuyez la peau avant de poser l'électrode
- C. Vous posez l'électrode dessus
- D. Vous appelez la pharmacie
Réponse : B. Le patch peut brûler la peau au moment du choc. Retirer (avec un chiffon, gants si possible), essuyer puis poser l'électrode.
Q71. Face à un saignement abondant, la première action est :
- A. Appeler les secours en silence
- B. Compression directe (manuelle ou pansement compressif) sur la plaie
- C. Surélever le membre
- D. Désinfecter
Réponse : B. Compression directe immédiate. La désinfection se fera à l'hôpital. Surélever le membre est complémentaire mais secondaire.
Q72. Quand poser un garrot tourniquet ?
- A. Systématiquement sur tout saignement
- B. En dernier recours, si la compression directe ne suffit pas et hémorragie de membre
- C. Uniquement sur le bras
- D. Jamais en SST
Réponse : B. Garrot en dernier recours (compression inefficace, plaie inaccessible, plusieurs victimes). Sur un membre seulement, à 5-7 cm au-dessus de la plaie.
Q73. Que faire après avoir posé un garrot ?
- A. Le retirer après 10 minutes
- B. Tracer l'heure de pose visiblement et ne plus le desserrer avant relais médical
- C. L'enlever pour vérifier le saignement
- D. Le serrer plus fort toutes les 5 minutes
Réponse : B. L'heure de pose doit être inscrite (front, plâtre, pansement). Une fois posé, le garrot ne se desserre PAS avant relais médical (risque de relargage toxique).
Q74. Comment fait-on un pansement compressif ?
- A. Une simple compresse posée sans serrer
- B. Compresse stérile + bande extensible serrée pour comprimer la plaie
- C. Une bande seule
- D. Du papier collant
Réponse : B. Compresse stérile pour absorber, puis bande extensible serrée pour comprimer (suffisamment pour arrêter le saignement, sans bloquer la circulation distale).
Q75. Qu'est-ce qui rend une plaie GRAVE ?
- A. Sa douleur uniquement
- B. Saignement abondant non contrôlé, mécanisme à risque, localisation dangereuse, corps étranger fiché
- C. Sa longueur
- D. La couleur du sang
Réponse : B. Une plaie est grave par : saignement non contrôlé, mécanisme (objet souillé, morsure, balle, écrasement), localisation (œil/abdomen/thorax/articulation), corps étranger.
Q76. Le saignement persiste malgré la compression directe. Que faites-vous ?
- A. Vous lâchez la pression pour vérifier
- B. Vous renforcez la compression sans la lâcher, puis posez un garrot si membre
- C. Vous changez de compresse
- D. Vous attendez les secours sans plus rien faire
Réponse : B. Renforcer la compression avant de lâcher (jamais retirer un pansement imbibé : on rajoute par-dessus). Si toujours actif sur un membre, garrot.
Q77. Conduite face à une plaie soufflante du thorax (entrée d'air audible) ?
- A. Pansement étanche complet 4 côtés
- B. Position demi-assise, ne pas obstruer la plaie complètement, alerter immédiatement
- C. Allonger la victime sur le dos
- D. Donner de l'eau
Réponse : B. Position demi-assise, alerter sans délai. Le pansement à 3 côtés relève du PSE2/militaire. En SST grand public, ne pas obstruer entièrement la plaie pour éviter le pneumothorax suffocant.
Q78. Plaie pénétrante de l'abdomen avec corps étranger fiché. Que faites-vous ?
- A. Vous retirez le corps étranger
- B. Vous le laissez en place, allongez la victime jambes fléchies, ne faites pas boire, alertez
- C. Vous le bougez doucement
- D. Vous comprimez fort la plaie
Réponse : B. Ne JAMAIS retirer un corps étranger fiché (risque hémorragique). Position demi-assise jambes fléchies, jeûne (anesthésie probable), alerter.
Q79. Plaie de l'œil avec corps étranger fiché. Que faites-vous ?
- A. Vous tirez doucement sur le corps étranger
- B. Vous masquez les DEUX yeux, allongez la victime tête immobile, ne touchez pas la plaie, alertez
- C. Vous rincez à l'eau
- D. Vous appliquez un pansement compressif
Réponse : B. Masquer les deux yeux (mouvements oculaires conjugués), tête immobile, ne pas appuyer ni retirer. Alerter pour transport rapide en ophtalmologie.
Q80. Pourquoi vérifier la vaccination antitétanique après une plaie souillée ?
- A. C'est une formalité administrative
- B. Le tétanos est une maladie grave et mortelle déclenchée par Clostridium tetani présent dans les sols et les souillures
- C. Le tétanos est bénin mais douloureux
- D. La vaccination est interdite après une plaie
Réponse : B. Le tétanos (toxine de Clostridium tetani) est mortel sans traitement. Vérifier la dernière dose ; un rappel est indiqué selon le calendrier vaccinal et la nature de la plaie.
Thème 5 : Secourir autres gestes (PLS, étouffement, brûlures, traumatismes, malaises)
20 questions sur les autres gestes : PLS et adaptations, désobstruction des voies aériennes (Heimlich, claques, manœuvre de Mofenson chez le nourrisson), brûlures, traumatismes, malaises spécifiques (AVC, hypoglycémie, convulsions, choc électrique, intoxication CO, hypothermie, coup de chaleur).
Q81. Comment installer une victime adulte en PLS ?
- A. Sur le côté, jambe supérieure fléchie, tête prudemment basculée en arrière, bouche ouverte vers le sol
- B. À plat ventre, jambes droites
- C. Sur le dos, pieds surélevés
- D. Assise contre un mur
Réponse : A. PLS = côté, genou supérieur replié pour stabiliser, tête basculée prudemment, bouche ouverte vers le sol pour l'écoulement passif des liquides.
Q82. Une femme enceinte au 3e trimestre est inconsciente et respire. Quelle PLS ?
- A. PLS standard sur le côté droit
- B. PLS sur le côté GAUCHE pour préserver le retour veineux (libérer la veine cave inférieure)
- C. Allongée sur le dos
- D. Pas de PLS chez la femme enceinte
Réponse : B. Côté gauche pour libérer la veine cave inférieure (compression utérine) et préserver le retour veineux maternel.
Q83. Pour un nourrisson inconscient qui respire, la PLS adaptée est :
- A. Sur le côté, tête plus basse que le tronc
- B. Sur le côté avec tête en position neutre, légèrement basculée en arrière
- C. Sur le ventre tête tournée
- D. Pas de PLS chez le nourrisson
Réponse : B. PLS adaptée nourrisson : sur le côté, tête en position neutre. La position tête plus basse est réservée à la désobstruction (manœuvre de Mofenson), pas à la PLS.
Q84. Combien de claques dans le dos avant de tenter Heimlich (étouffement total adulte) ?
- A. 1
- B. 5
- C. 10
- D. Aucune
Réponse : B. 5 claques dans le dos avec le talon de la main, entre les omoplates. Si l'obstruction persiste, alterner avec 5 compressions abdominales (Heimlich).
Q85. Heimlich sur un adulte conscient en obstruction totale : où placer le poing ?
- A. Sur le sternum
- B. Au-dessus du nombril, sous l'extrémité du sternum
- C. Sur le thorax
- D. Sur le dos
Réponse : B. Poing serré placé au-dessus du nombril, sous le sternum, pression vers soi et vers le haut. 5 compressions, alterner avec 5 claques.
Q86. Étouffement total chez un enfant de 5 ans : technique ?
- A. Heimlich adulte
- B. 5 claques dans le dos puis 5 compressions abdominales (Heimlich) adaptées en force à l'enfant
- C. RCP immédiate
- D. Faire boire de l'eau
Réponse : B. Mêmes manœuvres que l'adulte, en adaptant la force. Si la victime devient inconsciente : RCP avec ouverture de bouche entre les insufflations pour vérifier le corps étranger.
Q87. Étouffement total nourrisson < 1 an. Technique ?
- A. Heimlich
- B. 5 claques dans le dos (en pronation sur l'avant-bras, tête basse) puis 5 compressions thoraciques (avec 2 doigts)
- C. Rien faire
- D. RCP
Réponse : B. Pas de Heimlich chez le nourrisson (risque de lésions abdominales). 5 claques dans le dos en position pronation tête basse + 5 compressions thoraciques (manœuvre de Mofenson).
Q88. Pendant combien de temps refroidir une brûlure thermique ?
- A. 1 minute
- B. 15 à 20 minutes
- C. 1 heure
- D. Pas de refroidissement
Réponse : B. Refroidir à l'eau tempérée pendant 15-20 minutes. Au-delà, risque d'hypothermie. Idéalement débuté dans les 30 minutes suivant la brûlure.
Q89. À quelle température doit être l'eau de refroidissement d'une brûlure ?
- A. Eau glacée
- B. Eau tempérée 15-25 °C
- C. Eau bouillante
- D. Eau salée
Réponse : B. Eau tempérée (15-25 °C, eau du robinet). L'eau glacée ou la glace risquent l'hypothermie et une nécrose secondaire.
Q90. Que faire d'une cloque sur une brûlure ?
- A. La percer pour évacuer le liquide
- B. La laisser intacte, la protéger d'un pansement non adhésif
- C. La frotter
- D. Y appliquer du beurre
Réponse : B. Ne PAS percer (risque infectieux). Pansement propre non adhésif. La cloque est un pansement biologique naturel.
Q91. Suspicion de traumatisme du rachis (chute de hauteur, accident moto) chez une victime consciente. Que faites-vous ?
- A. Vous la mettez assise pour la rassurer
- B. Vous la maintenez immobile dans la position trouvée, axe tête-cou-tronc
- C. Vous la mettez en PLS
- D. Vous la portez sur un brancard improvisé
Réponse : B. Immobilité dans la position trouvée, axe tête-cou-tronc, demander à la victime de ne pas bouger. Mobiliser uniquement en cas de danger imminent.
Q92. Vous suspectez une fracture du membre supérieur. Que faites-vous ?
- A. Vous tirez le membre pour le remettre en place
- B. Vous immobilisez le membre dans la position trouvée et soutenez-le, alertez
- C. Vous bandez serré
- D. Vous massez doucement
Réponse : B. Ne JAMAIS réduire une fracture (risque vasculo-nerveux). Immobiliser dans la position trouvée, soutenir le membre, alerter. Surveillance distale (couleur, chaleur, sensibilité).
Q93. Une personne se plaint d'un malaise et est consciente. Que faites-vous ?
- A. Vous la laissez debout
- B. Vous l'allongez ou la mettez au repos en position confort, l'écoutez (motif, durée, traitements), alertez si besoin
- C. Vous lui faites courir pour relancer la circulation
- D. Vous la giflez
Réponse : B. Mettre au repos en position confortable, interroger sur les antécédents/motifs/traitements, alerter le 15 si signes de gravité (douleur thoracique, faiblesse d'un côté, dyspnée).
Q94. L'acronyme FAST pour reconnaître un AVC signifie :
- A. Face, Arm, Speech, Time
- B. Fast Action Save Time
- C. Fragile, Anxieux, Souffrant, Tremblant
- D. First Aid Spinal Trauma
Réponse : A. FAST : déformation de la Face (sourire asymétrique), faiblesse du bras (Arm), trouble de la parole (Speech), Time (heure d'apparition critique pour la thrombolyse).
Q95. Une personne diabétique consciente présente une hypoglycémie. Que faire ?
- A. Lui faire un câlin
- B. Lui donner 15 g de sucre rapide (3 morceaux, jus de fruit, gel glucose)
- C. Lui faire injecter de l'insuline
- D. Lui donner un café noir
Réponse : B. Règle des 15 : 15 g de sucre rapide, attendre 15 minutes, recontrôler. Pour un diabétique inconscient, jamais par la bouche (risque d'inhalation).
Q96. Que faites-vous pendant une crise convulsive ?
- A. Vous tenez la victime en force
- B. Vous protégez sa tête (coussin, vêtement) et écartez les objets dangereux ; rien dans la bouche
- C. Vous mettez quelque chose entre les dents
- D. Vous lui donnez de l'eau
Réponse : B. Protéger la tête, ne RIEN mettre en bouche (risque d'asphyxie/morsure), retirer objets dangereux. Après la crise, mettre en PLS et surveiller. Alerter si > 5 min ou première crise.
Q97. Avant tout secours en cas de choc électrique, vous devez :
- A. Vérifier le pouls
- B. Couper le courant ou éloigner la victime de la source avec un objet isolant non conducteur
- C. Mouiller la victime
- D. Lui crier dessus
Réponse : B. Couper le courant au tableau ou utiliser un objet isolant (manche en bois sec) pour éloigner la source. Tant que le courant n'est pas coupé, ne pas toucher.
Q98. Plusieurs personnes inconscientes dans une pièce avec chaudière. Que faites-vous ?
- A. Vous entrez et soulevez les victimes
- B. Vous évacuez les victimes à l'air libre sans entrer si vous risquez d'être contaminé, ouvrez les fenêtres, alertez en signalant CO suspecté
- C. Vous fermez les fenêtres
- D. Vous attendez à l'extérieur
Réponse : B. Suspicion d'intoxication au CO. Évacuer (sans s'exposer), aérer largement, alerter en signalant le CO. Les pompiers viennent avec un détecteur et oxygénothérapie.
Q99. Une victime trouvée dans la neige est froide, en arrêt cardiaque. La RCP doit être :
- A. Très brève, avant de déclarer mort
- B. Prolongée car le pronostic neurologique reste possible jusqu'au réchauffement (« no one is dead until warm and dead », ERC)
- C. Sans insufflations
- D. Pas faite, c'est trop tard
Réponse : B. En hypothermie sévère, la RCP doit être prolongée jusqu'au réchauffement à 30-32 °C minimum. L'hypothermie protège le cerveau. On ne déclare pas mort un patient froid sans réchauffement.
Q100. Coup de chaleur : T° centrale 40,5 °C, troubles de conscience, ambiance chaude. Quelle priorité ?
- A. Le faire boire 2 litres d'eau
- B. Refroidir activement et rapidement (ombre, dénuder, eau sur la peau, ventilation), alerter le 15
- C. Couvrir d'une couverture
- D. Lui donner du paracétamol
Réponse : B. Coup de chaleur grave (T° ≥ 40 °C avec troubles neuro) = urgence vitale. Refroidissement actif rapide (dénuder, eau, ventilation), alerter sans délai.
Questions fréquentes
Les QCM SST de cet article sont-ils gratuits ?
Oui, les questions et corrigés présentés ici sont entièrement gratuits. Pour s'entraîner sur un quiz interactif avec score et chronométrage, vous pouvez aussi utiliser notre hub /formations/sst (gratuit pour commencer).
Ces questions sont-elles celles de l'examen SST ?
Non. L'INRS ne diffuse pas les questions officielles d'évaluation. Nos QCM sont alignés sur le référentiel INRS ED 7000 et reproduisent le format et le niveau attendus, mais ne sont pas des questions d'examen.
Combien de questions faut-il faire pour bien réviser ?
La répétition espacée bat la quantité brute. 5 à 10 questions par jour pendant 1 à 2 semaines avant la formation est plus efficace qu'une session unique de 100 questions la veille.
Y a-t-il une version PDF imprimable ?
Pas encore en téléchargement direct. Mais vous pouvez imprimer cette page (Ctrl+P) ou enregistrer le PDF depuis votre navigateur. Une version PDF dédiée est en préparation.
Ces QCM sont-ils valables pour le MAC ?
Oui. Le MAC SST suit le même référentiel et le même canevas PEAS que la formation initiale. Les QCM de révision sont identiques.